Maminute.com / « Allô… Les JO ? »
- barbaradelaroche
- 6 févr. 2022
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 avr. 2022

ALLÔ Beijing… ici la France ! Après la pandémie il y a deux ans, née à quelques milliers de kilomètres de là à whuhan, c’est au tour du public des Jeux Olympiques d’être sacrifié ! Oui, Sacrifié !
Luge… bù (non en chinois)
Patinage de vitesse... bù
Bobsleigh…bù
Biathlon… Person !
Quelle tristesse !
Des JO sans public, c’est comme une crêpe sans sucre, un tiramisu sans mascarpone, une ratatouille sans légume, un éclair sans chou, un café sans gourmandise, un manège sans enfants.
Bref le comble !
La raison invoquée par la Chine ? Covid 19 !
Ça pourrait ressembler à une caméra cachée tellement c’est gros… mais vrai !
Aurevoir joie, bonjour dry february version Olympiades !
Pschitt… Oublié jeux et Olympie, bonjour hérésie :
« Public éliminé » semble chaque jour nous déclarer, comme une juge de ligne, la télé.
Pas d’interview. Pas d’euphorie exprimée ou de larmes coulées sur le visage des sportifs au sortir des épreuves terminées. Non. Tout est en silence et sous embargo.
Pékin alias Beijing en chinois a tranché et eteint le son.
Ah oui, ils ont bon dos de nous dire que les installations des Jeux d’été de 2008 à Pékin ont été réutilisées pour la plupart des sports de glace !
À part le tremplin de Big Air pour le ski acrobatique et le snowboard…
Quid du reste ?
Yanqing, à 90 km de la capitale, pour le ski alpin, la piste de bobsleigh, luge et skeleton,
Zhangiakou, à 190 km, pour le ski acrobatique, le snowboard, le biathlon, le ski de fond, le saut à ski et le combiné nordique. Tout à été créé de toutes pièces. Pas de recyclage. Sic.
Et que dire de ce paysage désolant…
Pas un brin de neige sur les montagnes, contaminées elles aussi ?
Seulement de la neige issue de la culture artificielle !
Merci pour la promotion de la pollution mais bon passons… nous sommes en Chine !
Les estrades et les fauteuils sont vides.
Ça valait bien la peine pour Pékin de se bagarrer contre la ville d’Almaty au Kazakhstan pour obtenir les Jeux !
Au moins là-bas, à défaut de tout, la neige aurait été abondante et le public aussi ?
Mais bon entre la peste et le choléra…
La Covid a tranché.
Mais pourquoi ce bis repetita ?
Pekin avait déjà eu les JO d’été, il fallait peut-être s’arrêter-là ?!
Parce que nous, en France, on avait et des montagnes et de la neige en pagaille !
En Savoie, dans les Vosges, dans les Alpes et dans les Pyrénées…
Les montagnes avaient comme à l’accoutumée sorti leur plus beaux manteaux.
Hélas, pas de JO sur leurs sommets…
Dommage car avec un décret tombé à pic dernièrement nous autorisant à - enfin -
enlever, non remettre, non enlever, non remettre… non, enlever enfin nos masques à l’extérieur,
Nous aurions pu filer un coup de main à Pékin - victime d´une flambée de pandémie - et accueillir exceptionnellement de facto les jeux d’hiver et avec, LE public par millier avec des jauges bien respectées !
Il n’y avait qu’à regarder le stade de France et son public en liesse qui étaient cent fois plus animés en regardant les XV de France contre l’Italie dimanche 6 Février… que tous les sports de glisse des JO à Beijing, sans aucune âme qui n’y assiste ni ne vibre.
Sous prétexte d’être la première ville de l’histoire à accueillir les JO été et hiver,
Pekin nous « offre » en février un séjour de quinze jours d’olympiades tristes, désincarnées et retransmises sans public.
On ne peut pas dire que c’était la meilleure idée !
Parce que regarder les JO made in Beijing,
C’est comme s’apercevoir que le bon dessert acheté chez le boulanger est en fait un gâteau industriel surgelé. Ça casse la magie.
Barbara Delaroche
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